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Trésors d’août que la plupart des gens ignorent

August 15, 2026 · 5 min de lecture · Jarmila M.
Trésors d’août que la plupart des gens ignorent
Sureau / Photo : Depositphotos
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Août marque le basculement de l’été vers sa fin, et le paysage se remplit très vite de trésors comestibles. Les fruits mûrissent dans les haies et en lisière de forêt, les herbes sont au sommet de leur saveur et certaines plantes commencent déjà à monter en graines. Si vous aimez cueillir, c’est le moment idéal pour profiter de ce que la nature offre, avant que l’automne ne s’impose pleinement. Que vous vous promeniez le long d’une voie ferrée, sur des chemins agricoles, dans les parcs ou près des bois, la plupart des espèces citées se trouvent sans grandes expéditions.

La sécurité avant tout : identifiez toujours la plante avec une certitude absolue, cueillez loin des zones polluées et ne prélevez que ce qui laisse de quoi nourrir la faune et les autres cueilleurs.

Mûres et autres fruits de fin d’été

Mûres

Les mûres sont parmi les fruits les plus faciles à trouver en août, car les ronces poussent presque partout, surtout dans les haies, en lisière de forêt et le long des chemins. Les meilleures sont les baies brillantes, bien gonflées et très foncées, qui se détachent facilement de leur pédoncule. Laissez mûrir les fruits durs ou rougeâtres. En cuisine, elles sont parfaites dans les desserts à la crumble, les porridges d’avoine et les smoothies. Vous pouvez aussi les faire macérer dans du vinaigre ou dans du gin pour préparer une macération de saison. Il est pratique de cueillir plutôt le matin, quand les fruits ne sont pas ramollis par la chaleur, et de prévoir les épines lors de la récolte.

D’un point de vue nutritionnel, les mûres sont appréciées pour leur teneur en vitamine C, en fibres et en antioxydants, notamment les anthocyanes. Ces composés contribuent à protéger les cellules du stress oxydatif, et les mûres sont souvent mentionnées aussi pour leur lien avec le soutien de la mémoire et de la forme générale.

Sureau noir

Les baies de sureau noir se récoltent lorsqu’elles sont bien sombres, presque noires à violettes. Les billes vertes ou rouges ne conviennent pas, car elles peuvent irriter la digestion à l’état cru. Les baies de sureau se transforment traditionnellement après cuisson, le plus souvent en sirop, confiture, vin ou concentré maison. Elles s’accordent très bien aussi avec les pommes et les mûres, par exemple dans les tartes et les crumbles.

Dans les usages populaires, les baies de sureau ont une place de choix pendant la saison des refroidissements. Elles contiennent de la vitamine C et de nombreux antioxydants, avec une présence souvent citée de quercétine et d’anthocyanes. En pratique, on les utilise surtout pour soutenir l’immunité et les voies respiratoires, le plus souvent sous forme de sirop.

Sirop de sureau noir simple

Pour la préparation, comptez environ un demi-kilo de baies de sureau fraîches et un litre d’eau, des épices comme la cannelle et le clou de girofle, un morceau de gingembre et, selon le goût, du citron. Détachez d’abord les baies des tiges, éliminez celles qui ne sont pas mûres et rincez soigneusement. Faites ensuite frémir dans une casserole avec l’eau, le gingembre et les épices pendant environ trente à quarante minutes, afin de réduire le liquide d’environ moitié. Après un léger refroidissement, filtrez à travers une passoire fine ou un linge et pressez doucement les fruits pour en extraire le jus. Il vaut mieux incorporer le miel ou un autre sucrant dans le liquide tiède, pour ne pas dégrader inutilement les composés précieux du miel cru. Versez le sirop dans des bocaux stérilisés et conservez au réfrigérateur, ou congelez une partie en petites portions.

Baies de sorbier

Le sorbier des oiseleurs se reconnaît à ses grappes de fruits rouge vif, suspendues aux arbres dans les parcs, au bord des routes et en lisière de forêt. Les baies se récoltent mûres, mais elles sont presque toujours cuites, car crues elles sont très amères et contiennent des substances que la cuisson aide à neutraliser. En cuisine, on en fait une gelée délicieuse avec les fromages ou le gibier ; on peut aussi les ajouter aux chutneys et aux vinaigres aromatisés.

Côté usage, les baies de sorbier sont appréciées pour leur vitamine C et leur association traditionnelle avec le confort digestif. Après cuisson, on leur attribue aussi des effets légèrement astringents et apaisants.

Baies de sorbier / Photo : Depositphotos
Baies de sorbier / Photo : Depositphotos

Pommes sauvages

Les pommiers sauvages ou à petits fruits se rencontrent dans les bosquets, près des vieux vergers, dans les haies et le long des routes. Les fruits sont souvent petits, durs et très acides, mais ils sont parfaits pour les conserves. Grâce à leur forte teneur en pectine, ils donnent facilement une gelée ; ils fonctionnent aussi très bien dans un chutney ou comme ingrédient dans des confitures mixtes de « fruits de haie ». Une partie de la récolte peut également être tranchée puis séchée, ou servir à fabriquer un vinaigre de cidre maison.

Les pommes sauvages contiennent naturellement de la pectine, couramment associée au confort digestif et utile aussi pour gélifier les préparations. On y trouve également des polyphénols, et généralement de la vitamine C et du potassium.

Fruits à coque et feuilles vertes en cuisine

Noisettes

Les noisetiers en lisière de forêt et sur les talus commencent à offrir en août leurs premières noisettes dans leur enveloppe verte. Mieux vaut les récolter à temps, car dès qu’elles mûrissent, les écureuils les repèrent souvent très vite. Vous pouvez les manger crues, les torréfier pour intensifier la saveur, les réduire en poudre ou les utiliser en pâtisserie, dans le granola et les pâtes à tartiner aux fruits à coque.

Les noisettes sont réputées pour leur richesse en bons lipides, notamment en acides gras mono-insaturés. Elles contiennent aussi de la vitamine E, du magnésium, des vitamines du groupe B et des fibres, et l’on mentionne souvent leur possible intérêt pour l’équilibre du cholestérol.

Égopode podagraire

L’égopode apparaît dans les jardins, les parcs, au bord des chemins et dans les sous-bois, et beaucoup le connaissent comme une mauvaise herbe tenace. En cuisine, on peut toutefois utiliser les jeunes feuilles, tant qu’elles ne sont ni coriaces ni amères. Elles se prêtent à une courte cuisson comme des épinards, à l’ajout dans les soupes, les omelettes ou les tartes salées, ou à être mélangées à d’autres feuilles dans des préparations vertes.

Dans l’herboristerie traditionnelle, l’égopode est associé au confort articulaire et à un effet légèrement drainant. Il contient aussi de la vitamine C et des minéraux, notamment du potassium et du calcium, souvent cités.

Égopode rapide à l’ail et au citron

Faites chauffer de l’huile d’olive ou du beurre dans une poêle, réchauffez brièvement et doucement l’ail haché, puis ajoutez immédiatement les jeunes feuilles d’égopode lavées et grossièrement coupées. En remuant de temps en temps, laissez-les tomber quelques minutes, jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Terminez en assaisonnant avec du sel, du poivre et du jus de citron. Pour une saveur plus marquée, vous pouvez ajouter une pincée de piment ou un peu de noix de muscade.

Fleurs et plantes pour tisane et soins maison

Primevère

La primevère officinale est surtout typique du printemps, mais dans les régions plus fraîches ou après de fortes pluies, elle peut parfois refleurir plus tard. On peut la trouver en lisière de forêt, dans les pelouses plus humides et sur les talus. On récolte les fleurs jaune pâle et les jeunes feuilles. Les fleurs s’utilisent souvent fraîches pour décorer salades, desserts ou boissons, ou se confisent. Les feuilles peuvent entrer dans un mélange de jeunes verdures, même si elles sont parfois légèrement duveteuses.

Dans la tradition, la primevère est citée pour un effet légèrement apaisant et son lien avec les tensions, les maux de tête ou un sommeil de moins bonne qualité. Elle contient des saponines et des flavonoïdes, auxquels on attribue un potentiel effet anti-inflammatoire.

Achillée millefeuille

L’achillée pousse dans les prairies, les talus, en bordure des champs et dans les pelouses plus sèches. On la reconnaît à ses feuilles finement découpées et à ses corymbes plats de petites fleurs blanches à rosées. Pour l’alimentation, on cueille surtout les jeunes feuilles, idéalement avant la floraison ; les fleurs servent aux tisanes, aux teintures ou aux huiles macérées. Dans une salade, une petite quantité suffit, car son goût est marqué. En été, elle se marie aussi volontiers avec la menthe et la fleur de sureau dans des mélanges rafraîchissants.

L’achillée a une longue histoire d’usage populaire, souvent associée à la digestion, au soutien de la circulation et aux soins de la peau. Elle est décrite comme anti-inflammatoire et antiseptique ; en usage externe, elle est traditionnellement mentionnée pour les petites plaies, et dans les mélanges de plantes, elle apparaît aussi en lien avec l’accompagnement des refroidissements.

Infusion d’achillée

Récoltez les fleurs par temps sec, dans un environnement propre, et faites-les sécher à l’abri du soleil direct afin de préserver leur parfum. Pour une tasse, comptez environ une cuillère à soupe de fleurs séchées, ou deux cuillères à soupe de fleurs fraîches. Versez de l’eau bouillante, couvrez et laissez infuser environ dix à quinze minutes. Filtrez ensuite et ajoutez, selon le goût, du miel ou une rondelle de citron.

Achillée millefeuille / Photo : Pestrazahrada.cz
Achillée millefeuille / Photo : Pestrazahrada.cz

Comment profiter plus tard de vos trouvailles d’août

La fin de l’été est idéale pour faire des conserves, sécher, congeler, préparer des sirops et des vinaigres aromatisés. Vous pouvez ainsi garder le goût d’août pendant des semaines, voire des mois. Et chaque promenade peut devenir un petit rappel de la saisonnalité, car la cueillette relie directement la cuisine à ce qui se passe dehors, dans le paysage.

Cueillez avec respect, choisissez des lieux propres, identifiez toujours les plantes sans hésitation et ne dégradez pas les stations. En laissant une partie de la récolte sur place, la nature vous le rendra la prochaine fois, et vous soutiendrez aussi la faune locale, pour laquelle fruits et graines sont une ressource alimentaire importante.

Source : The National Allotment Society, Veronica ekologicky institut , Pestrazahrada.cz

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