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Le mûrier au jardin un arbre de tradition aux fruits étonnamment délicieux

June 6, 2026 · 5 min de lecture · Tomas Rohlena
Le mûrier au jardin un arbre de tradition aux fruits étonnamment délicieux
/ Photo : Depositphotos
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Pendant de longues années, le mûrier a surtout été associé chez nous à la culture de ses feuilles, utilisées comme nourriture pour les chenilles du ver à soie. On sait moins que ses branches portent aussi des fruits très savoureux. Même si le genre Morus est aujourd’hui presque méconnu d’une partie des jardiniers, ce n’est en rien une nouveauté. Les mûriers étaient déjà cultivés sur notre territoire au Moyen Âge et, dans les régions les plus chaudes, on créait même des vergers où l’on venait pour des récoltes régulières.

L’un des avantages du mûrier est aussi que les fruits ne mûrissent pas tous en même temps. Ils apparaissent généralement de juillet à fin août, selon l’espèce et la variété, et l’arbre fructifie progressivement. Cela permet de profiter de fruits frais plus longtemps, souvent pendant plusieurs semaines.

Où les mûriers se plaisent le mieux

Ils préfèrent les situations chaudes, typiquement les zones viticoles, et un sol qui laisse bien s’infiltrer l’eau. Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas les cultiver ailleurs. Les mûriers supportent en général des gelées jusqu’à environ -30 °C, si bien qu’avec un emplacement adapté ils peuvent aussi pousser dans des régions plus fraîches.

En altitude, il est préférable de choisir un endroit aussi ensoleillé que possible et une terre légère, plutôt sableuse. En revanche, les sols lourds et durablement humides ne conviennent pas : les racines y souffrent et l’arbre y prospère moins.

Taille de l’arbre et choix d’une forme adaptée à un petit jardin

Les mûriers font partie des arbres vigoureux et atteignent souvent plus de dix mètres. Si l’espace est compté, il existe une solution sous forme de sujets greffés à rameaux retombants, décoratifs et moins encombrants. Chez le mûrier noir, la variété Pendula est appréciée et se maintient généralement autour de trois mètres.

Les espèces les plus courantes et les différences de leurs fruits

Mûrier noir

Le mûrier noir est originaire de la région de l’actuel Iran et il est aussi répandu en Europe du Sud. Ses fruits sont d’un violet foncé à presque noir, très sucrés et agréablement acidulés. L’arbre peut mesurer 10 à 15 m, mais on peut aussi le cultiver en formes greffées plus compactes. Les fruits conviennent au séchage, aux confitures et aux sirops, et ils tachent fortement au toucher : ils peuvent donc servir de colorant naturel. Selon les conditions, la maturation peut commencer dès la mi-juin.

Mûrier blanc

Cette espèce pousse souvent encore plus vigoureusement que le mûrier noir. Les fruits sont clairs, parfois avec une légère nuance rosée, et mûrissent typiquement de juillet à août. Le mûrier blanc frais peut paraître plus doux, voire discret en goût, alors que les fruits séchés sont très recherchés ces dernières années. Ils sont souvent consommés comme en-cas naturellement sucré ou ajoutés aux mélanges du petit-déjeuner.

Mûrier rouge

Le mûrier rouge est moins répandu chez les jardiniers, alors qu’il s’agit d’une espèce peu exigeante. Par rapport à ses proches, il a un port plus modeste, environ 4 à 7 m, et peut évoquer un petit arbre ou un grand arbuste. Les fruits sont violet foncé avec une nuance rougeâtre et mûrissent généralement en juillet.

Pourquoi donner sa chance au mûrier aussi pour la santé

Les fruits du mûrier ressemblent visuellement aux mûres, pourtant ils restent moins utilisés qu’ils ne le mériteraient. Ils contiennent de l’eau, des sucres et des protéines, ainsi que des vitamines C et K et aussi des vitamines du groupe B, notamment B1, B2 et B3. Côté minéraux, on y trouve entre autres du fer, du calcium, du magnésium, du potassium et du phosphore.

Les mûres de mûrier sont également appréciées pour leur teneur en antioxydants, dont le polyphénol resvératrol. Une consommation régulière est évoquée en lien avec le soutien d’un sommeil de qualité et d’une bonne digestion. Elles sont aussi valorisées parce qu’elles peuvent aider à maintenir une glycémie normale.

Quand et comment récolter les mûres de mûrier sans pertes inutiles

Il est bon d’anticiper la récolte. Les jeunes arbres commencent généralement à fructifier au bout d’environ cinq ans. Lors de la plantation, il est utile de penser non seulement à la taille future de l’arbre, mais aussi à la praticité de la cueillette. En effet, les mûres de mûrier mûrissent progressivement et tombent souvent d’elles-mêmes, ce qui impose de les ramasser régulièrement.

Pour les grands arbres, il est efficace de planter le mûrier dans une pelouse et d’étendre une bâche sous la couronne. Les fruits peuvent y tomber spontanément, ou on peut les faire tomber en secouant délicatement les branches. On peut aussi les ramasser directement dans l’herbe, mais il est préférable de tondre au préalable pour que les fruits ne se perdent pas. Les fruits tombés attirent en outre rapidement les guêpes : mieux vaut donc récolter le plus souvent possible et ne pas laisser la récolte au sol.

Le mûrier en cuisine du grignotage frais aux conserves

Le mûrier noir et le mûrier rouge offrent en général les saveurs les plus marquées : sucrées et proches de celles de la mûre. Le plus simple est de les manger fraîches, mais elles se prêtent aussi très bien à la transformation. Elles conviennent aux confitures, aux sirops et à la pâtisserie, et l’on peut également en faire de la glace ou un sorbet.

Les mûres de mûrier séchées sont pratiques à ajouter dans un yaourt, un muesli ou des porridges. Avec le mûrier blanc, on constate souvent qu’en séchant, idéalement au soleil, les fruits gagnent en parfum et en intensité, transformant un fruit délicat en une gourmandise naturellement sucrée très agréable.

Source: Záhrada, The Spruce, Gardening Know How, Pestrazahrada.cz

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Tomas Rohlena
Tomas Rohlena

Amoureux de la nature, du jardin et de tout ce qui bouge, fleurit ou pousse. Il cultive littéralement tout, des herbes aromatiques aux espèces rares, et il aime tout autant s’occuper des animaux. Dans son travail, il relie les technologies modernes aux méthodes traditionnelles éprouvées de grand-mère et il est heureux lorsque les deux voies mènent au même objectif.

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