Les fortes chaleurs nuisent au groseillier à maquereau et les fruits ramollissent puis tombent
Ces dernières années, il arrive de plus en plus souvent que le groseillier à maquereau ramollisse brusquement pendant les vagues de chaleur, que les fruits rapetissent, perdent leur jus et qu’une partie de la récolte tombe prématurément. Les arbustes installés en plein soleil souffrent le plus, car au-delà de 30 °C l’évaporation augmente fortement, aussi bien au niveau des feuilles que des fruits. La plante se protège en limitant l’arrivée d’eau vers les fruits : la pulpe se densifie, se dessèche progressivement et la peau ne parvient plus à maintenir la pression interne. Résultat : des baies molles, sensibles à l’éclatement, puis à la chute.
Le problème s’aggrave également avec un sol surchauffé. Quand la zone racinaire est sèche et brûlante, le groseillier à maquereau n’arrive plus à alimenter suffisamment la partie aérienne en eau, même si l’on arrose ponctuellement avec de petites quantités. Un arrosage rapide n’humidifie que la surface, tandis que les racines en profondeur restent en situation de stress.
En cas d’extrêmes, un bon arrosage ne se résume pas à « un peu et souvent »
Lors d’un été normal, le groseillier à maquereau se contente généralement d’un arrosage classique, mais en période de chaleur prolongée cela ne suffit souvent pas. Par températures extrêmes, il est préférable d’arroser beaucoup plus copieusement, quitte à apporter une dose d’eau doublée, environ tous les trois à quatre jours selon la nature du sol. L’objectif est d’humidifier la zone racinaire en profondeur, pas seulement de « rincer la poussière » en surface. Arrosez le matin ou le soir, quand l’eau s’évapore moins et que la plante a le temps de l’utiliser.
Il est aussi important d’arroser de façon régulière. L’alternance brutale entre sécheresse et excès d’eau peut provoquer un stress supplémentaire, l’éclatement des fruits et une dégradation du goût. Si le sol est lourd et retient l’eau, arrosez plutôt moins souvent, tout en veillant à ce que l’eau pénètre bien jusqu’aux racines.
L’ombrage, une aide rapide contre les brûlures du soleil sur les fruits
Un ombrage temporaire est très efficace, surtout pour les arbustes exposés au sud. Vous pouvez utiliser un filet d’ombrage vert et couvrir l’arbuste au moins à moitié. Il ne s’agit pas de « mettre le groseillier à maquereau dans le noir », mais de réduire le soleil direct de midi et la température des fruits. Cela limite la densification de la pulpe et le dessèchement des baies, tout en diminuant le risque de chute.
Par forte chaleur au-delà de 30 °C, en plein soleil, les fruits surchauffent vite, la pulpe se densifie et cela peut aller jusqu’au dessèchement et à la chute.

Ce qui aide encore à garder des fruits fermes
Vous maintiendrez aussi une humidité stable en évitant de laisser le sol autour de l’arbuste nu et surchauffé. Si possible, limitez le binage lors des plus fortes chaleurs, car l’humidité du sol s’y perd inutilement. Il est également utile de garder les abords de l’arbuste sans forte concurrence de mauvaises herbes, qui, par temps chaud, pompent l’eau le plus rapidement. Si les fruits commencent déjà à ramollir, n’attendez pas une « maturité parfaite » et récoltez au fur et à mesure. Une cueillette à temps sauve souvent la qualité et une partie de la récolte qui, sinon, tomberait.
Comment reconnaître un stress thermique plutôt qu’une maladie
Le plus typique est que les problèmes apparaissent brutalement pendant les journées très chaudes : les fruits sont mous, parfois plus légers, se dessèchent progressivement, mais sans taches marquées, sans feutrage ni pourriture. Les feuilles peuvent sembler flétries à midi, puis se rétablir partiellement le soir. En revanche, si vous observez un brunissement important, un feutrage de champignon ou une destruction massive du feuillage, il convient aussi de vérifier d’éventuelles maladies et l’état général de l’arbuste. Dans la plupart des cas, la principale cause du ramollissement et de la chute estivale des groseilles à maquereau est la combinaison du soleil direct, d’un sol surchauffé et d’un arrosage insuffisamment profond.
Source : The Spruce, Záhrada, Gardener’s World, Pestrazahrada.cz
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