Vous laissez les concombres trop grossir et vous freinez peut-être toute la récolte
Les concombres sont souvent sensibles aux changements de conditions et peuvent se bloquer rapidement dans leur développement. En général, cela se voit au fait que les tiges rampantes s’allongent peu, qu’il y a moins de fleurs qu’avant, que les petits fruits jaunissent ou tombent, et que la récolte ralentit. Plus vous identifiez tôt la cause principale, plus il est facile de relancer les plants. Une correction rapide aide aussi à garder des fruits savoureux, sans amertume, et à limiter les problèmes de pourriture ou de maladies comme les moisissures.
Extrêmes de température et racines surchauffées, une cause fréquente de faible récolte
Les fortes chaleurs, lorsque les températures dépassent durablement 30 °C, ne conviennent souvent pas aux concombres. Le sol se dessèche vite, la surface se croûte et la zone racinaire surchauffe, ce qui freine la plante. De plus, en plein pic de chaleur, l’activité des pollinisateurs baisse : les fleurs sont moins bien fécondées et la plante noue moins de fruits. Une solution pratique consiste à pailler, ce qui stabilise le microclimat au niveau des racines, conserve l’humidité et atténue les écarts de température. Vous pouvez utiliser de l’herbe tondue bien ressuyée, de la paille, ou même des orties ; l’important est d’ajouter le paillis progressivement et de garder la terre sous le paillis régulièrement humide.
L’arrosage décide de la croissance et du goût des fruits
Sur les concombres, l’erreur la plus fréquente concerne l’arrosage. Si vous arrosez des plants échauffés avec de l’eau glacée, par exemple directement au puits, vous risquez un choc thermique. Les racines, sous stress, réagissent en stoppant la croissance, les plantes deviennent plus sensibles aux maladies et les fruits peuvent prendre un goût amer. Il vaut donc mieux laisser l’eau reposer et arroser régulièrement, afin d’éviter l’alternance sécheresse–excès d’eau, qui se traduit souvent par des fruits déformés.
Arrosez surtout au pied, car des feuilles mouillées augmentent le risque de mildiou du concombre. Le paillage vous aidera en plus à conserver l’humidité, rendant l’arrosage plus efficace. En pratique, un bon repère est d’arroser copieusement deux fois par semaine, environ 20 litres par 1 m². Si vous ne paillez pas et qu’une période caniculaire s’installe, il peut être nécessaire d’arroser plus souvent, selon la vitesse à laquelle la planche de culture sèche.
Fertiliser les concombres quand ils font des feuilles mais pas des fruits
Une autre cause de stagnation est une nutrition déséquilibrée. Un manque d’azote se reconnaît à une croissance faible et à des feuilles plus pâles. L’excès inverse se produit lorsque le feuillage est beau et très vigoureux, mais que les fruits sont rares : il y a alors trop d’azote et la plante manque surtout de potassium et de phosphore, qui favorisent la floraison et la nouaison. Des engrais naturels peuvent aider, par exemple un purin de fientes de poule, qui se dilue après fermentation dans l’eau au ratio 1:9. Ce type d’apport stimule les racines et la formation de nouvelles fleurs, et la plante revient plus facilement à la production.
Prévenir les maladies et bien récolter pour que les concombres ne cessent pas de produire
Les purins de plantes, ou le purin d’ortie pur complété avec de la prêle, ne conviennent pas comme engrais en période de nouaison intense, mais font un bon traitement foliaire. Utilisé une fois par semaine, il peut aider à limiter le développement de l’oïdium ; il faut toutefois toujours le diluer dans l’eau à environ 1:15.
La récolte a aussi un impact majeur. Dès que les concombres ont atteint une taille adaptée, mieux vaut les cueillir au fur et à mesure. Si vous laissez quelques fruits trop grossir, la plante dirige vers eux l’essentiel de son énergie, réduit la production de nouvelles fleurs, et les petits fruits jaunissent puis tombent souvent. En récoltant régulièrement, vous maintenez la plante en phase de production et la récolte remonte généralement rapidement.
Source: The Spruce, Gardener’s World, Pestrazahrada.cz
Amoureux de la nature, du jardin et de tout ce qui bouge, fleurit ou pousse. Il cultive littéralement tout, des herbes aromatiques aux espèces rares, et il aime tout autant s’occuper des animaux. Dans son travail, il relie les technologies modernes aux méthodes traditionnelles éprouvées de grand-mère et il est heureux lorsque les deux voies mènent au même objectif.
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