Gardenino

Que faire avant les gelées pour aider les plantes tubéreuses et les bulbes à passer l’hiver

September 18, 2026 · 5 min de lecture · Jarmila M.
Que faire avant les gelées pour aider les plantes tubéreuses et les bulbes à passer l’hiver
Tubercules de fleurs / Photo : Depositphotos
AD

Les plantes de jardin les plus frileuses ne passent souvent pas le gel sans aide ; il est donc essentiel de décider à temps comment les protéger pour l’hiver. On choisit le plus souvent entre deux méthodes. Soit on sort les plantes de terre, on les raccourcit et on les met au repos en les stockant, soit on les laisse en place et on les protège avec une épaisse couche de paillage. Le bon choix dépend à la fois de l’espèce et de la rigueur de l’hiver dans votre région, ainsi que des conditions du massif.

Il est préférable de s’en occuper dès les premiers signes de gel, généralement de septembre à novembre. En situation plus froide ou ventée, il faut intervenir plus tôt, tandis que dans les régions plus douces certaines espèces peuvent parfois passer l’hiver dehors sans être déterrées.

Quelles plantes peut-on déterrer et stocker

Parmi les plantes à déterrer et à hiverner au sec figurent surtout les dahlias, les cannas, les bégonias tubéreux et les glaïeuls. Ces espèces forment sous terre des organes de réserve, comme des tubercules, des rhizomes ou des renflements tubérisés, capables de survivre hors du sol pendant la période de repos.

Cette solution est particulièrement pratique là où l’hiver est plus long et les gelées plus marquées. En sortant les plantes de terre, on réduit le risque de gel en profondeur mais aussi de pourriture dans une terre détrempée. L’avantage, c’est aussi de pouvoir contrôler leur état pendant toute la durée du stockage.

Quand un paillage sur place peut suffire

Dans les zones abritées du jardin, avec un sol bien drainant et un hiver rarement extrême, on peut laisser dehors certaines vivaces plus sensibles. On rabat les parties aériennes et on couvre la souche d’une épaisse couche de matière organique sèche. Cette protection limite la pénétration du froid et les variations brutales de température.

De cette façon, dans les régions plus douces, on peut hiverner par exemple les cannas et les dahlias. La même protection profite aussi aux agapanthes caduques, aux artichauts et, dans certains cas, aux jeunes pousses de lis, souvent menacées par les gelées tardives de printemps. Pour les sous-arbrisseaux plus sensibles, on peut rabattre la plante presque au ras du sol, puis la recouvrir d’une épaisse couche de paillage.

Dahlias (Dahlia) / Photo : Depositphotos
Dahlias (Dahlia) / Photo : Depositphotos

Comment déterrer correctement les cannas

On déterre généralement les cannas seulement après que les premières gelées ont abîmé leur feuillage. À ce moment-là, on raccourcit les tiges à quelques centimètres au-dessus du sol. Ensuite, on soulève délicatement la plante à la fourche-bêche, afin de ne pas blesser les racines ou les rhizomes charnus.

Après l’extraction, il est conseillé d’enlever les restes de terre et les saletés. Les rhizomes se placent ensuite dans des caisses ou des bacs remplis de sable, de fibre de coco ou de vermiculite. Le collet doit rester légèrement dégagé. Pendant l’hiver, on maintient seulement une légère humidité et on stocke dans un endroit frais hors gel, par exemple dans une serre ou une pièce claire non chauffée. Les plantes cultivées en pot peuvent souvent, après rabattage, rester directement dans leur contenant.

Canna indica / Photo : Depositphotos
Canna indica / Photo : Depositphotos

Méthode pour hiverner les dahlias et les bégonias

On déterre les dahlias de façon similaire aux cannas, donc après la première gelée qui noircit les feuilles. On raccourcit les anciennes tiges à environ cinq centimètres et on enlève les radicelles. Lors du déterrage, il est important de ne pas abîmer les tubercules. Toute coupe, ecchymose ou fissure peut entraîner des pourritures pendant l’hiver.

Après l’extraction, on nettoie les tubercules de la terre, idéalement à la main, puis on les laisse sécher. Il est utile de les entreposer quelques semaines à l’envers dans un endroit frais, afin que l’excès d’humidité puisse s’écouler. Ensuite, on étiquette les variétés et on les range dans des caisses avec du sable sec, de la terre ou du compost, en laissant visibles seulement les restes de tiges. L’idéal est un lieu frais mais hors gel, comme un garage ou un abri de jardin.

Les bégonias tubéreux se stockent globalement de la même manière que les dahlias. L’essentiel est la sécheresse, le repos et la protection contre le gel.

Bégonia / Photo : Pestrazahrada
Bégonia / Photo : Pestrazahrada

Comment hiverner les glaïeuls et d’autres espèces similaires

Les glaïeuls forment des cormes, que l’on peut stocker un peu comme des bulbes. Après les avoir sortis de terre, il faut les laisser sécher puis les placer dans un endroit sec et aéré. Ici aussi, l’excès d’humidité ou une mauvaise ventilation augmente fortement le risque de maladies durant l’hiver.

La règle générale est simple : les organes de réserve doivent passer l’hiver au sec, au frais et hors gel, tout en évitant un milieu fermé et humide.

Glaïeuls / Photo : Depositphotos
Glaïeuls / Photo : Depositphotos

Quels matériaux conviennent pour un paillage d’hiver

Si les plantes restent dehors, la réussite dépend de la qualité de la couche protectrice. Le paillage doit être suffisamment épais, plutôt sec et aéré. On peut utiliser de la paille, du compost de jardin, des écorces broyées ou du fumier bien décomposé. Chacun de ces matériaux contribue à isoler la souche et à limiter l’alternance brutale entre gel et dégel.

Il est important que l’emplacement ne soit pas détrempé en hiver. L’eau combinée au froid est souvent plus dangereuse pour les plantes sensibles que le gel lui-même. C’est pourquoi le paillage fonctionne le mieux sur des terrains bien drainés et à l’abri des vents.

Les points de vigilance pendant l’hiver

Le problème le plus fréquent lors du stockage est la pourriture des tubercules, rhizomes et autres organes renflés. Elle apparaît surtout lorsqu’ils sont stockés trop humides ou dans un lieu mal ventilé. Il est donc utile de contrôler de temps en temps les réserves pendant l’hiver et d’éliminer rapidement les parties atteintes.

Les plantes laissées dehors sous paillage peuvent démarrer un peu plus tard au printemps que celles qui ont été déterrées, stockées puis replantées. Cela ne signifie pas forcément un souci. Il s’agit souvent d’une réaction naturelle à un sol plus froid et à une protection hivernale plus épaisse.

Comment bien choisir entre déterrage et paillage

Le choix de la méthode doit s’appuyer sur les conditions locales et sur les exigences de la plante. Si vous vivez dans une région aux hivers rigoureux, il est généralement plus sûr de déterrer et de stocker. Si votre jardin se trouve dans une zone plus chaude, avec un massif abrité et une terre légère, il peut être plus simple de les laisser en place sous une épaisse couche de paillage.

Le plus important est d’agir à temps. Dès que la première menace de gel apparaît, mieux vaut savoir quelles plantes iront au stockage et lesquelles recevront leur couverture d’hiver directement au massif. C’est souvent une protection rapide et bien réalisée qui décide de l’état dans lequel les plantes se réveilleront au printemps.

Source : Rhs, Gardening Know How , Pestrazahrada.cz

Partager
AD
Jarmila M.
Noter cet article
4.0 (1)

Articles similaires

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter.

Laisser un commentaire
AD