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Contre les campagnols cinq méthodes efficaces mais évitez cette erreur

July 9, 2026 · 5 min de lecture · Jarmila M.
Contre les campagnols cinq méthodes efficaces mais évitez cette erreur
Groseillier à maquereau dans le jardin / Photo : Depositphotos
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Les nuisibles peuvent vite gâcher le plaisir de jardiner, et les campagnols font partie de ceux capables de provoquer de lourdes pertes en peu de temps. Il ne s’agit pas seulement de quelques grignotages : en cas de pullulation, ils peuvent abîmer les pelouses, les massifs, les vergers et les jeunes arbres. Le problème, c’est qu’une partie des dégâts se produit discrètement sous terre, si bien que le jardinier ne remarque souvent les ennuis qu’au moment où les plantes se mettent soudain à flétrir ou à dépérir. La réussite de la lutte dépend de la taille du terrain, de la méthode choisie, de la saison et même de la météo. Le plus efficace reste de combiner plusieurs approches et d’assurer une prévention régulière.

Cinq façons de limiter les campagnols efficacement et en douceur

Les barrières physiques, première ligne de défense

La plupart des campagnols sont de piètres grimpeurs : il est donc utile de leur bloquer l’accès aux plantes par des moyens mécaniques. Sur les jeunes arbres, des protections de tronc en métal, en grillage ou en plastique rigide sont efficaces. L’important est d’enfoncer la partie basse à environ 15 centimètres sous la surface du sol, pour empêcher le campagnol de passer par-dessous. Il faut aussi laisser assez d’espace autour du tronc pour éviter que la protection ne blesse l’écorce, et vérifier qu’un rongeur ne s’est pas caché directement à l’intérieur.

Dans les potagers ou les zones sensibles du jardin, on peut installer une petite clôture en grillage à mailles fines, idéalement jusqu’à 6 millimètres. Elle doit dépasser d’au moins 30 centimètres au-dessus du sol et il est recommandé d’enterrer le bord inférieur à environ 15 à 25 centimètres de profondeur afin d’éviter le creusement.

Le gravier peut aussi servir d’obstacle. Les campagnols n’aiment pas creuser dans les couches de petits cailloux : il est donc judicieux d’incorporer du gravier grossier aux plates-bandes ou de créer une bande minérale autour des plantations. Lors de la mise en place des bulbes, un peu de gravier directement dans le trou de plantation peut réduire le risque que le nuisible y accède facilement.

Choisir des plantes dont l’odeur ne leur plaît pas

Les campagnols se nourrissent d’une grande variété de plantes, mais certaines espèces sont généralement délaissées. Dans les zones à risque, il est donc intéressant de planter par exemple la fritillaire impériale, des narcisses, des muscaris, des hellébores, des iris, des sauges ou des perce-neige. Ce n’est pas une protection absolue, mais combinée à d’autres mesures, cela peut nettement réduire la pression des campagnols.

Les plantes de la famille des alliacées ont aussi un effet répulsif. Les aulx d’ornement dans les massifs, et les espèces comestibles comme l’ail, l’oignon ou la ciboulette au potager peuvent jouer un rôle de frein naturel, car leur parfum décourage souvent les campagnols de s’installer durablement.

Favoriser les prédateurs naturels

Un jardin qui offre des conditions favorables aux ennemis naturels des campagnols est généralement plus stable et moins sujet aux pullulations. La présence possible de chouettes, de rapaces, de renards ou encore de serpents utiles peut aider. L’objectif n’est pas d’attirer les prédateurs à tout prix, mais de créer un milieu où ils peuvent passer de temps en temps et, par la chasse, réduire les effectifs de campagnols.

Prédateur des campagnols / Photo : Depositphotos
Prédateur des campagnols / Photo : Depositphotos

Les répulsifs pour rendre le milieu moins accueillant

Les répulsifs fonctionnent en rendant la nourriture ou l’espace désagréables pour les campagnols, qui préfèrent alors aller ailleurs. Ils se présentent sous forme liquide ou granulée et contiennent souvent des substances comme l’huile de ricin, la citronnelle, la menthe, le cèdre, le thym, l’ail ou des composants piquants. L’application est surtout utile là où l’activité est récente, et il faut toujours respecter les recommandations du fabricant.

On peut appliquer un principe similaire avec un mélange maison à base d’ail, d’oignon, de menthe écrasée, de piment de Cayenne ou de piment. Le mélange se dilue généralement dans l’eau, éventuellement avec un peu de savon, puis s’applique en pulvérisation. Après la pluie, il faut renouveler le traitement, sinon l’effet disparaît vite.

Le piégeage sans mise à mort, si le foyer est limité

Si la présence est cantonnée à une petite partie du terrain, on peut utiliser des pièges vivants. De meilleurs résultats s’obtiennent avec plusieurs pièges plutôt qu’un ou deux, car les campagnols se déplacent le long d’un réseau de passages et ne tomberont pas forcément sur un unique appât. Les pièges se placent le long des coulées et près des entrées de terriers, et un appât comme le beurre de cacahuète peut convenir. Le contrôle doit être quotidien. Le déplacement éventuel des individus capturés doit se faire selon les règles locales et les possibilités, afin d’éviter toute infraction.

Quand il est raisonnable de faire appel à un professionnel

Si vous avez besoin d’une intervention rapide, si vous devez traiter une grande surface ou si le jardin est fortement touché, il est souvent efficace de faire appel à un service professionnel. Une fois la population réduite et des mesures de protection mises en place, vous pourrez généralement assurer vous-même l’entretien et la prévention.

Ce qu’il vaut mieux éviter lors de la lutte

Les poisons et appâts contenant des substances toxiques

Les poisons chimiques et les appâts empoisonnés représentent un risque non seulement pour les campagnols, mais aussi pour les animaux domestiques et la faune utile. L’intoxication secondaire est particulièrement dangereuse, lorsque des rapaces ou des chouettes consomment un animal empoisonné. Ce type de solution peut nuire à tout l’environnement alentour et, sur le long terme, dégrader l’équilibre naturel du terrain.

Les méthodes à faible efficacité

Sont également souvent jugées problématiques les méthodes consistant à enfumer les terriers, à inonder les galeries ou à utiliser divers appareils électromagnétiques ou à ultrasons. Dans la pratique, elles ne donnent souvent pas de résultat stable, ou n’agissent que brièvement, les campagnols trouvant alors un autre trajet.

Mesures de sécurité lors des travaux dans les zones touchées

Les campagnols évitent généralement l’homme, mais ils peuvent malgré tout transmettre certaines maladies. Le risque vient du contact avec l’urine et les déjections, ainsi que d’éventuels parasites comme les tiques, qui peuvent être présents dans le milieu. Lors de travaux dans des zones à activité de campagnols, il est prudent de porter des chaussures fermées et des gants en caoutchouc, puis de respecter une hygiène classique après les aménagements.

Reconnaître les dégâts, les réparer et éviter le retour

Signes typiques de la présence de campagnols

Les campagnols créent un vaste réseau de galeries superficielles, d’environ 5 centimètres de large. Les plus visibles sont les entrées de terriers et les petites coulées reliant les différentes ouvertures. Ces passages peuvent être en partie cachés dans l’herbe ou sous des couvre-sols.

Les dégâts se produisent au-dessus et au-dessous du sol. En creusant, ils grignotent racines et bulbes ; en surface, ils s’attaquent aux tiges et aux feuilles. Dans la pelouse apparaissent des bandes sèches et des zones dégarnies là où passent leurs trajets et où ils se nourrissent des brins d’herbe. D’autres indices sont de petites crottes, des pistes fraîches avec une herbe coupée ou tassée, et des plantes qui se mettent à flétrir sans cause apparente.

Sur les arbres et arbustes, recherchez des traces de grignotage au pied du tronc et d’éventuels dommages aux racines. Une forte atteinte du système racinaire peut se manifester par un dessèchement de la ramure ou un arbre qui penche. Ils restent actifs même en hiver, lorsqu’ils rongent sous la neige racines, bulbes et écorce : l’ampleur réelle des dégâts n’apparaît souvent qu’après le dégel.

Comment réparer les dégâts

Les dégâts sont généralement les plus marqués au printemps, période où les campagnols sont très actifs. Beaucoup de plantes peuvent s’en remettre si l’on parvient à limiter la population. Il est utile de détruire les coulées et les terriers à la bêche ou au cultivateur, afin de rendre le site moins attractif pour de nouveaux individus. Sur la pelouse, il convient de ratisser le feutre et la matière morte, puis de regarnir par semis les zones nues pour que la surface se referme rapidement.

La prévention la plus pertinente

Une prévention efficace repose sur le fait que le jardin n’offre pas aux campagnols suffisamment de couvert. Ces rongeurs se sentent en sécurité dans une végétation dense, qui les protège des prédateurs, et ils aiment moins se déplacer à découvert.

Il est avantageux de garder le jardin propre, de tondre régulièrement, de limiter les mauvaises herbes, de ramasser les feuilles et d’éclaircir les arbustes. Autour des massifs, des bandes nettes, sans désordre ni résidus de végétaux, rendent la cachette plus difficile.

Pour les jeunes arbres, il est conseillé de maintenir le pied plus dégagé et d’éviter un paillage trop épais, qui fournit un abri. Un cercle d’environ 120 cm, donc une zone avec moins de couvert, suffit souvent, car les campagnols n’aiment pas se nourrir longtemps en terrain ouvert. Dans les vergers, il est important de ramasser les fruits tombés afin de ne pas attirer les nuisibles.

La propreté est aussi utile sous les mangeoires à oiseaux. Les graines renversées attirent non seulement les campagnols, mais aussi d’autres visiteurs indésirables : il est donc bon de nettoyer régulièrement le sol autour.

Les campagnols en bref et clairement

Qu’est-ce qu’un campagnol et à quoi ressemble-t-il

Les campagnols sont de petits rongeurs souvent confondus avec les souris. Ils sont apparentés, par exemple, aux hamsters et aux lemmings, et présentent un corps plus trapu, des oreilles plus rondes et un pelage dense brun, gris à noir. Les adultes mesurent environ 13 à 20 centimètres, queue comprise. Ils peuvent se reproduire toute l’année, surtout au printemps et en été, et c’est précisément cette multiplication rapide qui fait qu’une petite présence peut devenir, en peu de temps, une véritable invasion. Leur vie est courte, souvent seulement quelques mois à environ un an.

Où les trouve-t-on le plus souvent

Ils préfèrent les espaces herbeux ouverts et les lisières de champs, mais se déplacent facilement vers les jardins, surtout en zone périurbaine et sur les terrains jouxtant des espaces naturels. Ils n’entrent généralement pas dans les maisons. Sous la surface, ils construisent des galeries peu profondes où ils se nourrissent et nidifient, mais passent aussi une partie de leur temps à l’extérieur. Ils peuvent être actifs toute l’année.

Ce que mangent les campagnols

Ce sont principalement des herbivores, qui préfèrent les brins et les feuilles des graminées. Ils grignotent cependant volontiers aussi les racines, les bulbes et les tubercules. En automne et en hiver, lorsque la nourriture verte se raréfie, ils s’attaquent davantage à l’écorce et aux racines des arbres et arbustes. Ils peuvent aussi, à l’occasion, consommer d’autres ressources, comme des légumes, des fruits, des graines ou des noix.

Campagnol ou taupe

On confond ces deux nuisibles à cause des tunnels et d’un nom proche, mais leurs traces diffèrent. La taupe creuse des galeries plus profondes et forme des taupinières typiques, alors que le campagnol ne laisse généralement pas de taupinières. La taupe se nourrit de vers de terre et d’insectes et possède des pattes avant très adaptées au creusement, un museau allongé et de petits yeux. Le campagnol, lui, ressemble davantage à une souris et s’attaque surtout aux plantes.

Campagnol ou souris

Les souris ont en général de plus grands yeux et oreilles, et un museau plus pointu. Le campagnol paraît plus compact et trapu, tandis que la souris est plus fine. La différence se voit aussi à la queue : chez la souris, elle est souvent presque aussi longue que le corps, alors que chez le campagnol elle est plus courte.

Source :Garden Design, The Spruce , Pestrazahrada.cz

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Jarmila M.
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