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Soins d’août du chou blanc et pourquoi ne pas se presser d’enlever les feuilles du bas

August 9, 2026 · 5 min de lecture · Tomas Rohlena
Soins d’août du chou blanc et pourquoi ne pas se presser d’enlever les feuilles du bas
Chou blanc / Photo : Depositphotos
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Beaucoup de cultivateurs de chou blanc ont pris l’habitude, à la fin de l’été, de retirer en août les feuilles du bas pour que la planche paraisse plus nette et parce que les pommes seraient censées grossir davantage. Cette pratique se fait souvent au début ou à la mi-août, mais elle n’est pas toujours avantageuse pour la plante. Les feuilles inférieures ne sont pas un simple excédent de verdure au ras du sol, mais une partie importante de tout le système qui nourrit et protège la pomme.

Les feuilles du bas ne sont pas des déchets, mais une ressource pour la pomme

Les feuilles externes, celles du bas, servent à la fois de réserve et de voie de circulation des nutriments. Elles acheminent vers la pomme les éléments nécessaires et aident la plante à maintenir son rythme de croissance. Si on les enlève trop tôt, le chou peut perdre une partie des ressources qu’il utilise pour former une pomme ferme et volumineuse. Le résultat peut être une récolte plus faible, des pommes qui grossissent plus lentement ou qui restent moins serrées.

Une couche protectrice contre les dommages et le stress

Les feuilles du bas constituent aussi un bouclier naturel. Elles protègent les feuilles internes, plus tendres, des dommages mécaniques, des salissures dues à la terre et du soleil brûlant. Quand on retire cette couche sans raison, la plante devient plus sensible aux blessures et supporte moins bien les variations de météo, fréquentes en août.

Vitamine C et qualité de la récolte

Les feuilles externes sont souvent riches en vitamine C. Si le jardinier les enlève uniquement parce qu’elles gênent, il se prive inutilement d’une partie de ces substances précieuses. Même si l’on récolte surtout la pomme, la valeur nutritionnelle globale de la plante peut ainsi diminuer et l’on perd aussi la possibilité d’utiliser une partie des feuilles en cuisine, selon leur état et la variété.

Les risques d’un effeuillage trop brutal

Un autre problème est la blessure du trognon ou des zones d’insertion des feuilles. Quand on arrache une feuille ou qu’on la coupe avec un outil sale, on crée une porte d’entrée pour les bactéries et d’autres agents pathogènes. Ce type de dommage peut se traduire par de la pourriture, un affaiblissement de la plante et, dans les cas extrêmes, la perte d’une partie de la récolte. C’est particulièrement sensible lorsque le sol reste durablement humide ou quand alternent pluie et chaleur.

Humidité du sol et arrosages moins fréquents

Les feuilles inférieures ont aussi une fonction pratique dans la gestion de l’eau. Elles ombrent le sol autour des racines et aident à conserver l’humidité, en ralentissant l’évaporation. Si on les retire, le sol se dessèche plus vite et le chou peut exiger des arrosages plus fréquents. Cela peut se faire sentir surtout en période de fortes chaleurs, quand la plante a besoin d’un apport d’eau régulier et stable.

Les ravageurs commencent souvent sur les bords, et c’est un avantage

Chez le chou, les attaques de ravageurs démarrent souvent d’abord sur les feuilles extérieures. C’est justement un signal utile pour le jardinier, indiquant qu’il faut intervenir. Si l’on supprime massivement les feuilles du bas, on risque de passer à côté d’un problème naissant, car la surface de contrôle est plus réduite et les ravageurs peuvent rapidement se rapprocher de la pomme. La surveillance régulière des feuilles fait donc partie des moyens les plus simples d’éviter la propagation des soucis sur la planche.

Quand retirer les feuilles et quand les laisser

Culture du chou / Depositphotos
Culture du chou / Depositphotos

Le principe est simple : seules doivent partir les feuilles manifestement sèches, pourries, fortement abîmées ou attaquées par des ravageurs ou une maladie. Enlever des feuilles vertes et saines pour l’esthétique ou par habitude peut affaiblir la plante. Le moment idéal arrive lorsque la feuille se fane naturellement et ne remplit plus son rôle, ou lorsqu’elle dégrade l’hygiène de la culture en restant au sol et en se décomposant.

Le meilleur moment pour intervenir, c’est quand la feuille se fane naturellement ou qu’elle est clairement endommagée, pas lorsqu’elle est encore pleinement fonctionnelle.

Comment procéder en douceur pour ne pas blesser la plante

Si l’on doit retirer une feuille, il convient de travailler avec précaution et proprement. Des ciseaux de jardinage désinfectés ou un petit sécateur feront l’affaire. La coupe doit être nette et réalisée de façon à abîmer le moins possible le pétiole et les tissus autour. Plus la plaie est petite, plus le risque d’infection diminue et plus la plante se remet vite de cette petite intervention.

Autres gestes d’août pour des pommes bien saines

Au-delà du travail sur les feuilles, il est utile de se concentrer sur une surveillance régulière de l’état sanitaire : détecter tôt ravageurs ou maladies peut sauver une grande partie de la récolte. Pour la protection, il est raisonnable de privilégier des méthodes douces et plus écologiques, afin de ne pas surcharger inutilement l’environnement tout en préservant la qualité des pommes récoltées. Un arrosage régulier est également essentiel, car un dessèchement du sol peut rapidement se répercuter sur la qualité et la taille de la pomme.

Une approche équilibrée apporte une récolte plus abondante et de meilleure qualité

Si le jardinier conserve les feuilles du bas en bonne santé, ne retire que celles qui posent réellement problème et surveille arrosage et ravageurs, le chou pousse plus vigoureusement et plus régulièrement. La récompense, ce sont des pommes fermes, riches en nutriments, idéales pour la cuisine familiale et qui se conservent mieux. Août n’est donc pas le mois où l’on arrache les feuilles en série, mais plutôt une période de contrôle raisonné et d’interventions mesurées.

Source : To je nápad, Gardening Know How, Gardenino, Pestrazahrada.cz

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Tomas Rohlena
Tomas Rohlena

Amoureux de la nature, du jardin et de tout ce qui bouge, fleurit ou pousse. Il cultive littéralement tout, des herbes aromatiques aux espèces rares, et il aime tout autant s’occuper des animaux. Dans son travail, il relie les technologies modernes aux méthodes traditionnelles éprouvées de grand-mère et il est heureux lorsque les deux voies mènent au même objectif.

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