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Conseils de jardinage pour augmenter la récolte de groseilliers et garder des arbustes vigoureux

August 29, 2026 · 5 min de lecture · Tomas Rohlena
Conseils de jardinage pour augmenter la récolte de groseilliers et garder des arbustes vigoureux
Cassis / Photo : Depositphotos
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Beaucoup de jardiniers accordent surtout de l’attention aux groseilliers au printemps et pendant la maturation, mais une fois les baies récoltées, les arbustes restent souvent sans soins. Or, la période de l’été et du début de l’automne est déterminante pour la quantité de fruits qui se formera la saison suivante. Après la récolte, la plante refait ses réserves, forme les bourgeons et prépare les pousses pour l’hiver. Si l’on reporte tout à la fin de l’automne, voire au printemps, l’arbuste peut s’épuiser inutilement et la récolte s’en ressent.

La taille après récolte, la base pour des arbustes vigoureux

Il est préférable de tailler juste après la cueillette, donc peu de temps après la récolte. Utilisez un sécateur bien affûté pour obtenir des coupes nettes et une bonne cicatrisation. On supprime surtout les vieilles branches, les pousses faibles et celles qui poussent trop bas et épaississent inutilement l’arbuste. Sur le groseillier à grappes (groseille rouge), il est aussi utile d’éliminer les branches dont l’écorce est abîmée ou visiblement déformée.

L’objectif n’est pas de réduire l’arbuste à tout prix, mais de maintenir suffisamment d’espace et de lumière à l’intérieur. En pratique, il est judicieux de conserver principalement des tiges jeunes et vigoureuses, qui porteront les fruits l’année suivante. Ainsi, l’arbuste est mieux aéré, souffre moins des maladies et les fruits gagnent en qualité.

Évitez plutôt l’effeuillage à la main

On rencontre parfois le conseil de retirer les feuilles du cassissier après la récolte, pour que la plante concentre soi-disant son énergie sur la formation des bourgeons. Mais cette pratique n’est pas sans risque. Sans feuilles, les bourgeons sont moins protégés et peuvent facilement brûler au soleil. De plus, les groseilliers rouges comme les groseilliers blancs gardent souvent leurs feuilles tard en automne, il n’y a donc aucune raison de les enlever de force.

Le bouturage, accessible même sans expérience

Si vous souhaitez multiplier vos groseilliers, l’été, après la taille, est une période pratique. À partir des rameaux coupés, vous pouvez préparer des boutures et les laisser ensuite s’enraciner. Dans de bonnes conditions, le groseillier pousse vite, et il n’est pas rare que les jeunes plants donnent déjà une première petite récolte assez tôt. L’avantage, c’est que vous obtenez des plants issus d’une variété qui a fait ses preuves dans votre jardin.

L’arrosage conditionne la formation des bourgeons et la vigueur de l’arbuste

Le rendement du groseillier est étroitement lié à la stabilité de l’humidité du sol. Le groseillier rouge supporte mieux la sécheresse, alors que le cassissier, en manque d’eau, peut perdre feuilles et bourgeons, ce qui se traduit par une récolte plus faible. Arrosez donc aussi après la récolte, surtout pendant les semaines chaudes et sèches. Il ne s’agit pas d’arroser trop souvent, mais de compléter régulièrement l’humidité afin que les racines ne restent pas durablement au sec.

Biner et désherber améliorent l’accès de l’air aux racines

Un sol ameubli respire mieux et l’oxygène parvient plus facilement aux racines. Avec le cassissier, il faut travailler avec prudence, car ses racines sont souvent plus proches de la surface. Un binage trop profond pourrait les abîmer. Chez le groseillier rouge, le système racinaire est généralement plus profond et donc plus résistant à ce type d’intervention, mais la délicatesse reste toujours de mise.

Groseillier rouge / Photo : Depositphotos
Groseillier rouge / Photo : Depositphotos

Quelle fertilisation choisir après la fructification

Pendant la formation et la maturation des fruits, le sol s’épuise nettement. Après la récolte, il est donc conseillé de reconstituer les éléments nutritifs afin que l’arbuste puisse se régénérer et bien préparer la prochaine récolte. Les mélanges minéraux destinés aux petits fruits fonctionnent bien, car ils apportent les éléments nécessaires dans des proportions équilibrées. Autour de l’arbuste, on peut aussi étaler une matière organique, qui améliore la structure du sol et soutient la vie du sol.

En automne, limitez l’azote et favorisez la maturation des pousses

À l’arrivée de l’automne, il est important de ne pas abuser des engrais azotés, car ils stimuleraient la production de pousses tendres, insuffisamment aoûtées. Il vaut mieux privilégier le potassium et le phosphore, qui aident le bois à mûrir et augmentent la résistance au gel. L’arbuste aborde alors l’hiver en meilleure forme et redémarre plus vite au printemps.

Prévenir maladies et ravageurs après la récolte

Après la fructification, les arbustes peuvent être affaiblis et plus sensibles aux maladies comme aux ravageurs. Il est donc utile de penser à la prévention et de ne pas attendre que le problème soit visible. Le traitement ne concerne pas uniquement les plantes atteintes, mais aussi celles qui paraissent saines, car les infections se propagent souvent de manière discrète. La fin de l’été et le début de l’automne constituent aussi une bonne période pour un éventuel repiquage si vous devez déplacer l’arbuste.

Un arrosage avant l’hiver, une assurance contre le dessèchement

Avant l’arrivée des premières gelées, il est bon d’arroser abondamment les arbustes afin qu’ils disposent de suffisamment d’eau pour toute la période hivernale. Le sol se dessèche alors moins vite et le groseillier passe mieux l’hiver. En combinant une taille en temps voulu, un arrosage raisonné, un binage délicat, un apport de nutriments et la prévention des maladies, vos arbustes vous récompenseront l’an prochain par une récolte plus abondante et de meilleure qualité.

Source : Food Garden Life, Gardening Know How, Fine Gardening, Pestrazahrada.cz

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Tomas Rohlena
Tomas Rohlena

Amoureux de la nature, du jardin et de tout ce qui bouge, fleurit ou pousse. Il cultive littéralement tout, des herbes aromatiques aux espèces rares, et il aime tout autant s’occuper des animaux. Dans son travail, il relie les technologies modernes aux méthodes traditionnelles éprouvées de grand-mère et il est heureux lorsque les deux voies mènent au même objectif.

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