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Comment favoriser la floraison du lilas, une taille juste après la floraison fait la différence

June 3, 2026 · 5 min de lecture · Jarmila M.
Comment favoriser la floraison du lilas, une taille juste après la floraison fait la différence
Lilas / Photo : Depositphotos
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Le lilas fait partie des arbustes les plus parfumés de la fin du printemps. Mais dès que les panicules sont défleuries et commencent à brunir, arrive le moment qui décide de l’allure du buisson la saison suivante. C’est précisément après la floraison qu’il vaut la peine de prendre le sécateur et d’effectuer quelques gestes simples. Il ne s’agit pas seulement d’esthétique, mais surtout de l’énergie de la plante. Si vous laissez les inflorescences fanées, le lilas peut se mettre à former des graines, ce qui affaiblit inutilement les nouvelles pousses sur lesquelles se formeront les boutons de l’année prochaine.

Quand tailler le lilas pour qu’il refleurisse l’an prochain

Le lilas fleurit sur le bois de l’année précédente, c’est-à-dire sur les pousses formées la saison passée. D’où la règle de base : faites la taille principale le plus tôt possible après la floraison. Pour les arbustes à floraison printanière, c’est la fenêtre la plus sûre, car une intervention plus tardive en été ou en automne peut supprimer des boutons déjà formés. Si vous avez déjà taillé votre lilas « quand vous aurez le temps » et que le printemps suivant il a peu fleuri, vous avez probablement coupé le bois porteur de la future floraison.

Après la floraison, coupez les panicules fanées et ne tardez pas pour les interventions plus importantes, sinon vous risquez de compromettre la floraison de l’an prochain.

Supprimer les inflorescences fanées : le geste qui change tout

Le geste le plus simple et le plus rentable consiste à supprimer les panicules défleuries. L’objectif est de couper uniquement l’inflorescence, sans raccourcir inutilement les petites branches autour. Souvent, juste sous la panicule fanée, vous verrez déjà de jeunes pousses ou le début d’une ramification, qui sera déterminante pour l’an prochain. C’est pourquoi il faut tailler avec discernement et observer ce que l’on laisse. Une coupe réussie est nette, réalisée avec un sécateur bien affûté, pour ne pas écraser les tissus et permettre une bonne cicatrisation.

Si vous avez une variété capable de remonter légèrement et de tenter une seconde floraison en fin d’été, l’élimination des fleurs fanées est encore plus importante. Vous stimulez ainsi la production de nouvelles pousses, sur lesquelles peuvent apparaître d’autres fleurs. Dans ce cas, une très légère dose d’engrais pour arbustes et arbres peut aider, mais toujours avec modération, afin de ne pas pousser le buisson à produire des pousses tendres, plus sensibles aux dommages.

Une taille d’entretien légère après la floraison et la règle du tiers

Après la suppression des inflorescences, vous pouvez aussi faire une taille d’entretien légère, surtout si le lilas empiète sur un passage, une fenêtre ou des gouttières. En général, on recommande de ne pas enlever, sur une même année, plus d’environ un tiers des branches. Ainsi, l’arbuste ne réagit pas par un choc, ne se densifie pas maladroitement avec une multitude de rejets vigoureux, tout en se renouvelant progressivement. Sur les sujets plus jeunes et régulièrement entretenus, il suffit souvent de raccourcir les pousses trop longues et d’éclaircir légèrement le centre, pour laisser entrer la lumière et l’air.

La propreté des outils est à ce stade étonnamment importante. La lame doit être affûtée et idéalement nettoyée, car les coupes effilochées cicatrisent moins bien et augmentent le risque d’infections. De même, lorsque vous coupez des fleurs de lilas pour un vase, préférez les sectionner au sécateur plutôt que de les arracher à la main, afin d’éviter d’arracher l’écorce et d’abîmer le bois.

Rejets et drageons : quand les enlever et quand les garder

Le lilas produit souvent des drageons, c’est-à-dire de nouvelles tiges qui sortent du sol autour de la touffe, parfois à plusieurs dizaines de centimètres jusqu’à un mètre du tronc principal. Ces tiges peuvent progressivement former de « nouveaux lilas » et élargir l’arbuste sur les côtés. S’ils vous gênent, coupez-les le plus bas possible, au ras du sol, voire juste sous le niveau de la terre. À l’inverse, des drageons qui partent très près du pied peuvent être utiles, car le lilas se porte bien lorsqu’il possède un mélange de branches jeunes et plus âgées. Un arbuste équilibré n’est pas un seul tronc vieillissant, mais une mosaïque de bois d’âges différents.

Les drageons forts et bien placés peuvent aussi être prélevés avec une portion de racines et replantés. Si vous aimez les lilas, c’est un moyen pratique d’obtenir un nouvel arbuste sans gros frais, à condition de prévoir que la plante transplantée mettra un certain temps à s’enraciner et que le retour à une pleine floraison se fera progressivement.

Rajeunir un vieux lilas : pourquoi ne pas aller trop vite

Sur les lilas âgés, négligés ou devenus trop volumineux, couper les inflorescences ne suffit pas. Il faut alors passer au rajeunissement, c’est-à-dire supprimer progressivement les plus vieilles branches à la base. Vous libérez ainsi de la place pour les jeunes pousses, qui formeront une nouvelle charpente plus florifère. Mais comme le lilas fleurit sur le bois de l’an dernier, il est raisonnable de procéder par étapes sur plusieurs années. Si vous rabattez trop sévèrement d’un seul coup, l’arbuste repartira certes vigoureusement, mais la floraison sera nettement réduite pendant un certain temps.

Le rajeunissement se programme souvent en dehors de la pleine saison, généralement pendant la période de repos végétatif. L’important est de faire des coupes nettes et de protéger les grosses plaies avec un mastic cicatrisant adapté. Lorsque vous rajeunissez, conservez les tiges jeunes les plus saines et éliminez progressivement les plus anciennes, celles qui sont abîmées ou mal placées.

Lilas / Photo : Depositphotos
Lilas / Photo : Depositphotos

Emplacement, arrosage et fertilisation après la floraison

Au-delà du sécateur, la floraison future dépend aussi de l’état général de l’arbuste. Le lilas aime une situation ensoleillée, où il forme abondamment des fleurs et où le bois mûrit bien. À mi-ombre, il poussera, mais la floraison est souvent plus faible. Après la floraison, il n’a généralement pas besoin d’arrosages intensifs, mais en cas de sécheresse prolongée, il appréciera de temps en temps un arrosage copieux, surtout s’il produit en même temps de nouvelles pousses. Attention à l’excès d’eau : le lilas n’aime pas les racines durablement détrempées.

La fertilisation est possible, mais elle ne doit pas être excessive. Trop d’azote entraîne souvent un feuillage exubérant au détriment des fleurs. Si vous souhaitez soutenir l’arbuste, choisissez plutôt un engrais pour arbustes et arbres et restez sur une dose modérée, afin d’encourager une croissance saine et la formation des boutons, plutôt qu’un « sur-nourrissage ».

Les erreurs les plus fréquentes après la floraison

L’erreur typique est de repousser la taille à plus tard, quand on aura plus de temps. Sur le lilas, cela signifie souvent supprimer des pousses sur lesquelles les boutons du prochain printemps sont déjà en préparation. La deuxième erreur est de raccourcir trop bas les branches lors de la suppression des inflorescences, ce qui fait disparaître avec la panicule fanée les jeunes pousses. Et le troisième problème courant est de ne pas gérer les drageons, qui peuvent densifier inutilement l’arbuste ou l’étendre là où vous ne le souhaitez pas.

Après la floraison, le lilas : une opportunité pour un arbuste plus beau

Dès que le lilas a fini de fleurir, ce n’est pas la fin de sa saison, mais plutôt le début de la préparation de l’année suivante. Il suffit de couper les panicules fanées, d’ajuster la silhouette avec mesure, de surveiller les drageons et, sur les sujets plus âgés, de planifier un rajeunissement progressif. Vous conserverez ainsi un arbuste sain et aéré, qui formera régulièrement de grandes panicules parfumées et recréera au printemps ce moment typiquement « lilas » que l’on attend au jardin toute l’année.

Source : Savvy Gardenin, iReceptar , Pestrazahrada.cz

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Jarmila M.
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